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OPP Archipel Guadeloupe Observatoire photographique des paysages de l’archipel Guadeloupe

OPP Archipel Guadeloupe
République Française

Veille photographique de la dynamique des paysages emblématiques, exceptionnels et quotidiens de l’archipel de la Guadeloupe

Le Moule, Damencourt (97160)

Mots clés

Unité paysagère

Plateaux de l'est Grande-Terre

Typologies spatiales

Espaces urbains

Thématiques

Zones d’activités économiques, touristiques et commerciales

Intentions photographiques

Cet espace vacant se situe dans un entre-deux. Localisé entre le commercial de Damencourt et le boulevard maritime Lucette Michaux Chevry, il semble attendre le projet d'aménagement dont, immanquablement, il fera l'objet dans les années à venir.

Analyse paysagère

Interfaces

INTERFACE SPATIALE
La composition, retenue par le photographe pour ce point de vue, captive en mettant en lumière ce paysage d’interface. Il existe, non pas « à la marge », mais bien comme une pièce nécessaire, entre deux lieux : celui d’où l’on vient, et celui où l’on se rend. Mais cela suffit-il pour considérer cet espace comme un lieu ?
Très certainement, du point de vue des usagers, de ceux qui le « pratiquent ». Mais ces traversées du quotidien, qui s’empruntent à pied, par nécessité, sont-elles assez courtoises pour ceux qui les arpentent ? Il manquerait si peu pour que l’espace gagne en aménités.

INTERFACE TEMPORELLE
L’attente. La végétation rudérale trouve dans cet espace délaissé, une place de choix démontrant, là encore, sa relation commensale avec l’homme. Excepté cette dynamique végétale opportuniste mais inconsciente du caractère temporaire de cet état, l’espace est en attente, entre deux états, un projet passé et un projet futur. En chimie, en physique, il serait question « d’équilibre »…
Gagner du temps. Lla ville a horreur du vide inutile, du gaspillage de l’espace sauf à le sanctuariser, l’esthétiser ou lui donner un usage. Mais ici précisément, pas de projet, pas encore, pas d’intention conceptrice, pas encore.
Alors l’habitant construit son paysage. L’espace a trouvé un usage spontané. L’espace devient une aubaine, une facilité pour les piétons. Il témoigne assurément d’un principe qui manque.
Du provisoire. En attendant la prochaine mutation urbaine, en souhaitant qu’elle autorise la continuité de circulation douce, et qu’elle en fasse un projet de paysage.

SUGGESTION DE LECTURE : Thibaud, J.P. En quête d’ambiances : éprouver la ville en passant, Genève, Métispresses

Yolande GUYOTON
Paysagiste Conseil de l’Etat
juillet 2017

Localisation